Un espace exigu
La fouille de la
Dauphine a révélé une cale encombrée par les
poulies et les cordages stockés en rechange, par les grandes
futailles de chêne enfermant l’eau et le vin de l’équipage, par le lest disposé de part et d’autre de l'
archipompe, et par les barils de viande stockés vers la poupe. Composé de 90 à 182 hommes selon les armements, l’équipage avait ses quartiers sur l’unique pont du navire, déjà encombré de 22 canons et non couvert au niveau du
tillac. L’état-major était logé sous le gaillard d’arrière et dans la grande chambre, cependant que le gaillard d’avant hébergeait la cuisine ainsi que les matelots, qui y disposaient leurs
branles (hamacs) entre les pièces d’artillerie.
Un peu plus spacieux et équipé de deux ponts,
L'Aimable Grenot devait cependant offrir des conditions de vie à peine meilleures lorsqu’il accueillait près de 400 hommes à bord… Tout indique que l’artillerie était placée sur le pont supérieur, afin de libérer le premier pont pour le fret et les marchandises. Ce premier pont était démuni de tout
sabord, sauf en partie arrière où trois petits sabords d’un pied carré permettaient l’éclairage et la ventilation des logements de l’état-major, au moins lors des périodes de calme et de
mouillage. L’aération de la cuisine, placée à l’avant du premier pont, devait être malaisée.
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